Porte-bébé africain et traditions

Le portage africain, une façon de porter bébé au dos et une tradition

Le portage africain est plus qu’un porte-bébé, plus qu’une façon de porter bébé au dos. Il constitue une tradition ou encore un rite dans certaines cultures africaines. Chez les wolofs du Sénégal, le bébé est porté dès son septième jour de vie sur terre « Bambou ».

“Étreinte maternelle”, documentaire réalisé par Bambourin et Griot Paris

Les différents portages africain

La majorité des pays africain ont pour rite ou pour culture de porter les bébés au dos ou sur le côté. Le nouage se feras différemment selon la région. Parfois avec des lanières , parfois de manière transversale. Originaire de la Gambie , la créatrice a choisi de rester fidèle à ce qu’elle connaissait en proposant un portage au dos facilité par l’utilisation de lanières comme il est communément fait dans les pays d’Afrique de l’Ouest. 

Mboutou, Bambou, Bambourin…

La dénomination aussi est différente selon l’ethnie , on trouvera au Sénégal et beaucoup en France le terme de “M’botou ou Mbotou” pour désigner le porte bébé africain. Certainement de par l’histoire du Sénégal avec la France et des liens étroits que ces deux pays partagent. Nombreux étant les sénégalais installés en France.

En langue mandingue ou bambara ( dialectes assez similaires) les termes de “bambado” ou “bambou” seront également employés. 

Bambourin est le terme en langue djaraké et c’est une fierté de pouvoir le partager. Bambourin designe mot pour mot “le tissu avec lequel je porte”

La naissance, un moment sacré

La majorité des pays Africain donne une signification sacrée à la naissance. Il s’agit de l’accueil d’un nouvel être dans le monde des vivants, dans notre monde. Cela est considéré comme une bénédiction de dieu ou des esprits. Ainsi la naissance perpétue les ancêtres. On verra même que souvent il est apprécié que l’enfant porte le nom d’un ancien.

    Cela perpétue un système, une lignée :

  • Ancêtre
  • Naissants
  • Enfants
  • Adulte
  • Vieillards

Le porte-bébé africain au service de moment sacré de la naissance

Le cercle vertueux de la transmission perpétue. Les bébés sont choyés, on ne les laisse pas pleuré, on les masse, on les allaite assez longtemps… La maman est aidée par l’entourage. Cependant, après un temps de repos, la femme reprend ses activités aux champs, s’adonne à différentes tâches ménagères (allée puiser l’eau par exemple …) Avoir son bébé au dos est l’assurance de répondre à ses besoins en ayant les mains libres , une liberté de mouvement tout en pourvoyant au besoin de toute la famille. La question de la charge mentale se pose tout de même ?

Porte-bébé africain traditionnel et modernité, le portage africain une tradition dans la vie moderne

Aujourd’hui , de plus en plus d’hommes tendent à utiliser des porte-bébés africain car la répartition des rôles est aussi un sujet d’actualité en Afrique; de plus en plus de grandes capitales africaines sont en effervescence, les femmes y jouent un grand rôle économiquement, socialement et intellectuellement.

Ainsi le portage relève d’une transmission souvent de mère en fille, de tante à nièce ou de grand-mère à petite fille. Très tôt les filles y sont initiées comme un processus logique et naturel.

Toute leur vie durant elle ont pu observer des bébés au dos, cela fait partie de l’environnement dans lequel elles ont grandi. Il s’agit d’une vision de la maternité et de la façon dont on prend soin des bébés. L’Aîné prend soin de ses frères et sœurs. Il n’est pas rare de voir une grande sœur porter au dos son petit frère.

Le portage au dos, un portage familier pour moi

J’ai été portée jusqu’à l’âge de 3 ans au dos, c’est donc un mode de portage familier pour moi. Je me souviens de mon frère porté, petite jalousie quand nouvel enfant arrive, car la place du dos se discute et est source de rivalité entre frère et sœurs.

Lors de la naissance de mon fils ma mère s’est occupée de nous, je dis bien de NOUS. C’est important de le dire ☺. Bain, massage, allaitement et portage. J’avais l’habitude de porter mon fils dans les bras tout le temps notamment en cuisinant. Elle a pris un pagne un ciseau et elle m’a découpé ce que j’appelle « un bambourin ». Depuis je bambou mon enfant au dos. Au fur à mesure j’y ai découvert plus qu’un portage.